DIRECTION DU FMI : QUELLE PLACE POUR LES PAYS EMERGENTS ?

Publié le par KAMAGATE ISSOUF

 

Depuis l’affaire DSK (Dominique Strauss Kahn), avec la démission de ce dernier à la tête du FMI, les langues se délient sur le prochain successeur de l’ancien Ministre français de l’économie et des finances. On le sait depuis deux semaines que DSK a été inculpé dans une affaire de viol à l’Hôtel Sofitel à New York. Et  la victime (Nafissatou Diallo) est semble –t-il une femme de chambre de cet hôtel.

Même si des soupçons  pèsent sur l’ex patron du FMI, certains Tabloïd français prennent  cette affaire avec beaucoup de pincette. La victime n’est pas encore apparue devant la presse et on ne sait pour le moment où elle réside.  Les accusations portées contre DSK ont été faites par des avocats de la victime,  soutenus par certains membres des la famille biologique et des ressortissants du même pays que la Nafissatou Diallo.

Si la procédure judiciaire en cours semble intéressée bon nombre de collaborateurs et des connaissances du présumé coupable, certains retroussent les manches pour convoiter le poste de la Direction Générale du FMI. La bataille a déjà commencé entre les pays membres.

L’Europe est de tradition en première loge dans les sondages pour l’occupation de ce poste et elle a toujours été privilégiée, comme les Etats Unis qui ont toujours dirigé les instances de la Banque Mondiale. Et depuis lors, les différents Directeurs du FMI ont été des Européens. C’est dans cette même optique que Christine Lagarde, Ministre français de l’économie a été coptée pour une candidature et elle a déjà le soutien de ses homologues britannique et allemand. Car elle demanderait une candidature de large consensus au niveau de l’Europe.

Mais, aujourd’hui, les pays émergents veulent changer la donne, ils veulent un des leurs à la tête de cette institution. Le Brésil, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud (avec Trevor Manuel) veulent s’affirmer parmi les candidats. Ils ont déjà multiplié des conférences pour justifier leur choix et leur candidature pour diriger le FMI. « Cette fois ci sera la notre » affirmait un économiste africain dans les coulisses d’une réunion du Fonds Monétaire Internationale. Le FMI a large échos que le monde pouvait compter sur ces pays su-cités. Ils ont réalisé des croissances étonnantes ces 2 décennies tel le cas de la Chine , qui occupe la place de 2e puissance économique mondiale.

Toutefois on apprend dans les coulisses que les pays émergents (Brics) pourraient présenter une candidature unique en la personne d’Agustin Carstens, président de la banque centrale de Mexique ou bien d’autres personnalité de cette instance régionale.

 

                                                                                KAMAGATE ISSOUF

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