Infrastructures : L’Afrique devra investir plus que 170 milliards dollars par an

Publié le par Kamagaté Issouf

Infrastructures : L’Afrique devra investir plus que 170 milliards dollars par an

Les estimations de 170 milliards dollars/an, qui devraient être investis dans les infrastructures annuellement, selon la Banque africaine de développement, vont connaitre une augmentation favorisée par la construction d’infrastructures résilientes aux chocs climatiques. Un constat fait lors d'un forum en ligne portant sur les changements climatiques et ses effets, organisé par la Bad.

Pour la Banque africaine de développement (Bad), l’Afrique peut atténuer les conséquences des chocs climatiques ‑‑cyclones, tempêtes tropicales, inondations, sècheresses‑‑ en construisant des infrastructures plus résilientes et coûteuses (les routes, ponts, gares, barrages et aéroports) en renforçant les mécanismes d’alerte précoce et de veille climatique. Des investissements supplémentaires à réaliser, alors que la majorité des pays de l’Afrique  éprouvent  déjà des difficultés à mobiliser des ressources nécessaires pour réaliser les grands chantiers de développement (un gap de financement des infrastructures de 60 à108 milliards dollars est relevé).  

Mais, la Bad qui aspire à accompagner les pays membres régionaux, vulnérables aux effets des changements climatiques, dans la mise en place d’infrastructures résilientes aux chocs climatiques, annonce que l’Afrique a perdu des infrastructures de plusieurs milliards de dollars et des milliers de personnes ont péri à la suite du passage du cyclone Idai, qui a frappé en 2019 le Mozambique, le Zimbabwe et le Malawi, et de la tempête Kenneth, la même année, aux Comores et à Madagascar.

« Il est important pour l’Afrique dont les futures infrastructures sur un horizon de 50 ans ne sont pas encore construites, de renforcer sa résilience et sécuriser ses investissements pour la résilience climatique », soutient Al-Hamadou Dorsouma, chef de la Division climat et croissance verte à la Banque. Il note que la construction d’infrastructures résilientes fait partie d’une démarche plus globale de la Banque inscrite dans son Plan d’action pour les changements climatiques sur la période 2016-2020, qui privilégie l’adaptation et l’atténuation des effets du changement climatique.

issouf.kamagate@lekiosque-deleco.com

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