SARA 2019 : 14 milliards FCFA pour réussir  la culture du  cacao sans déforestation

Publié le par Kamagaté Issouf

SARA 2019 : 14 milliards FCFA pour réussir  la culture du  cacao sans déforestation

Au Salon internationale de l’agriculture et des ressources animales et halieutiques (Sara 2019), la Coopération allemande GIz ou encore Deutsche gesellschaft für internationale zusammen arbeit, poursuit sa campagne de « culture du cacao durable et sans déforestation ». La preuve elle prévoit un investissement de plus de 14 milliards Fcfa dans ce projet. Qui couvre les régions du Sud-ouest, du Centre et du Sud-est et concerne les petites exploitations agricoles, les employés des entreprises dirigées surtout par les femmes et les jeunes.

 Parmi les pays qui importe le cacao, l’Europe se situe en bonne place avec l’Allemagne qui reçoit près de 57% de la production nationale. Elle est la plus grande importatrice de cacao en Europe et le deuxième à l’échelle mondiale. »En termes de consommation de chocolat, l’Allemagne est au deuxième rang avec une consommation d’environ 10Kg/an/personne. », explique cette agence allemande.

Conscient de l’importance de cette matière première, ce pays veut aider la Côte d’Ivoire à maintenir non seulement les acquis de la production (La Côte d’Ivoire produit près de 1,9 millions de tonnes de cacao/an, soit près de 41% de part de marché dans le monde, sur une surface cultivable de 2,8 millions ha, selon la Fao), mais aussi à employer de nouvelles méthodes de culture moins coûteuses et  plus rentables pour les producteurs. Comme l’intensification de la culture du cacao sur des petites surfaces par l’élagage des arbres et l’augmentation de la fertilité des sols « grâce à un reboisement ciblé ».

Ainsi, l’Allemagne, par le biais du Giz veut augmenter le revenu des producteurs (100.000 exploitations de cacao) vecteur de création d’emploi et d’augmentation de chiffre d’affaires des entreprises focalisées sur la transformation. Sur 7 millions de personnes qui travaillent dans cacaoculture, la moitié des petits exploitants  vit sous le seuil de la pauvreté. Et selon une étude de la Banque mondiale sur la situation économique du paya, intitulée « Au pays du cacao », « les producteurs ivoiriens ne reçoivent qu’une faible part du prix de vente sur le marché international, même si leur situation s’est légèrement améliorée après la mise en place du nouveau cadre de régulation à la fin de 2011 qui leur a garanti un seuil minimum de 60 % des cours internationaux. Cela reste toutefois inférieur à ce qui est aujourd’hui observé dans les autres pays producteurs, comme le Ghana (>70 %), le Cameroun et le Nigéria (80-90 %) ».

Ce rapport va plus loin en affirmant  que l’extension des surfaces cultivées a certes  permis aux familles d’accroître leur capital, mais elle  a conduit à une forte diminution de la couverture forestière du pays, qui est passée de 12 millions d’hectares en 1960 à moins de 3 millions d’hectares aujourd’hui. C’est pour résoudre cette problématique que le ministère fédéral allemand, par le biais de son agence prône une culture durable et sans déforestation, dans le cadre du projet de  centre d’innovation verte pour le secteur agroalimentaire.

issouf.kamagate@lekiosque-deleco.com

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