Côte d’Ivoire : Le cacao face aux défis de la transformation et de l’éradication du Swollen shoot

Publié le par Kamagaté Issouf

Côte d’Ivoire : Le cacao face aux défis de la transformation et de l’éradication du Swollen shoot

A l’ouverture des Journées nationales du cacao et du chocolat (Jncc), le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Kobenan Kouassi Adjoumani a réaffirmé la volonté du gouvernement à s’attaquer à la problématique de la transformation du cacao. Car, soutient-il, la Côte d’Ivoire, qui produit près de 2 millions de tonnes de fèves de cacao, soit 40% de l’offre sur le marché mondial, ne transforme que 33% de sa production.

Avec une production mondiale du cacao estimée à 55 milliards Fcfa, la Côte d’Ivoire ne tire que 3300 milliards Fcfa, environ 6% de la part mondiale, alors qu’elle produit 35% du cacao mondiale. Un handicap que le gouvernement compte relever. Des géants comme Barry Callebeau transforme à l’aide de ses unités de broyage 170.000 tonnes, par le biais de sa filiale Saco. Aussi, le groupe Cargill transforme 120.000 tonnes de fèves de cacao. Tout comme le géant singapourien (environ 81000 tonnes).  Mais le groupe Cemoi lui se démarque par ces unités de broyage et sa chocolaterie qui transforme près de 100.000 tonnes de cacao en chocolat. Même si les acteurs de la chaîne font de nombreux efforts au niveau de la première transformation, à laquelle s’est ajoutée des industriels locaux, l’Etat devrait préserver les acquis de la production. Car, la maladie de swollen shoot, est bel et bien présente dans de nombreux vergers.

Découverte pour la première fois dans la zone de l’est de la Côte d’Ivoire (Abengourou), en 1943, le Swollen shoot ou encore la maladie du gonflement des rameaux, phagocyte la production des paysans. La zone de Bouaflé et Sinfra en ont fait l’amère expérience. Près de 40% de la couverture cacaoyère estimée à 77418 ha a été affectée par cette maladie.

Face à cette situation alarmante, un programme d’intensification de la lutte contre cette maladie avait été lancé. D’un coût de  34,5 milliards Fcfa, la mise en œuvre de ce programme couvre la période de 2017-2022. L’objectif était d’arracher 100.000 ha de verger infectés par cette maladie expliquait le Directeur du Conseil café-cacao, Brahima Yves Koné. .

Mais, à l’ouverture des journées nationales du cacao et du chocolat, le lundi 30 septembre, le ministre kobenan Kouassi Adjoumani a insisté sur les conséquences de cette maladie  sur la production cacaoyère. Il a toutefois annoncé que "des discussions en cours avec les partenaires financiers, notamment la Banque mondiale et la Banque africaine de développement, pour mobiliser plus de ressources en vue d’accompagner le secteur privé dans la réalisation des objectifs du gouvernement".

issouf.kamagate@lekiosque-deleco.com

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