Santé Reproduction : Acteurs de la santé, société civile et les médias échangent sur  les textes législatifs

Publié le par Kamagaté Issouf

Après le séminaire sur la problématique de la baisse des taux élevés de mortalité maternelle en Côte d’Ivoire grâce à un accès élargi aux services de santé, organisé le 22-24 janvier, avec l’appui de la Population référence bureau (Prb), une Organisation non gouvernementale américaine, journalistes, acteurs de la santé et la société civile se sont retrouvés les 4,5 6  septembre à l’Aibef, à Abidjan Treichville. Ce, pour échanger sur les sujets brûlants de la santé reproduction en Afrique, notamment en Côte d’Ivoire au regard des textes législatifs.

De cet atelier qui avait pour thème « améliorer la santé de la reproduction en Côte d’Ivoire grâce à un environnement législatif favorable », le résultat attendu était : La prise de conscience de l’importance d’un environnement législatif favorable pour élargir l’accès des femmes, des adolescents et des jeunes à l’information et aux services de santé y compris les services de la planification familiale et de l’avortement sécurisé.

L’amélioration de l’accès des femmes aux services d’avortement légalisé suivant le protocole de Maputo, le plaidoyer  pour l’accès légal aux services d’avortement  sécurisé, sont des sujets qui ont été au cœur des échanges directes entre les hommes de médias et les structures sous tutelle du ministère de la santé. En réalité, ces séances de réflexion visaient également  à  réfléchir sur des moyens de communication adaptée pour sensibiliser et  réduire le taux de mortalité maternelle en élargissant l’accès des populations aux services de santé.

Pour Bachir Sow, spécialiste en santé reproduction « il fallait échanger avec des jeunes confrères pour leur montrer qu’il est possible de travailler dans la santé reproduction, la planification familiale pour améliorer les conditions de vie des populations ». Pour lui, parler de santé c’est aussi comme parler de politique ou d’économie.

Dans un contexte où environ 15% des décès maternels est dû à l’avortement clandestin, ajouté à une ratio de mortalité maternelle établie à 645 décès/100.000 naissances, il ya matière à discussion, pour inciter au changement de comportement tant au niveau des jeunes que des adultes. D’autant plus que le ratio de la Côte d’Ivoire est beaucoup élevé que ceux du Sénégal (484/100000), Mali (368/100.000), Burkina Faso (330/100.000) et Niger (535/100.000).

Mieux, « la Côte d’Ivoire est le seul pays membre du partenariat de Ouagadougou (Po) à ne pas avoir une loi qui affirme le droit des individus et des couples à bénéficier des informations et des services en santé de la reproduction (SR) ». Alors qu’elle a ratifié le protocole de Maputo qui  insiste sur l’engagement des Etat a révisé la loi pour être en conformité.

issouf.kamagate@lekiosque-deleco.com

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