Santé : Quand l’avortement médicalisé peut contribuer à réduire le taux de mortalité maternelle

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Santé : Quand l’avortement médicalisé peut contribuer à réduire le taux de mortalité maternelle

En Côte d’Ivoire , le taux décès lié à l’avortement était estimé à 6,7% en 2016, selon Dr Mocket Germaine. Ainsi, dans le cadre de la célébration la journée internationale du droit à l’avortement, la société civile et les acteurs de la santé  veulent  inviter les pouvoirs publics à accorder plus d’importance à  l’avortement  médicalisé, qui en quelque sorte le thème de cette journée mondiale 2019.

Selon l’Ong américaine Population référence bureau (Prb), les recherches ont montré qu’en Côte d’Ivoire et dans le monde, l’avortement survient chez les femmes de tous âges et de tous milieux socioéconomiques, mariées ou non, ou avec ou sans enfants.  Pour l’Organisation mondiale de la santé (Oms), 25% de toutes les grossesses dans le monde ont abouti à un avortement provoqué, 4,7 à 13,2% des décès maternels sont imputables à un avortement à risque Dans les pays les plus pauvres, 25 millions d'avortements chaque année ne sont pas sécurisés et 7 millions de femmes et de filles se retrouvent à l'hôpital pour un traitement pour des complications liées à des avortements non sécurises.

 « Les femmes qui prennent la décision d’interrompre une grossesse méritent des soins compatissants, complets et de haute qualité, un principe affirmé dans plusieurs politiques nationales », note le Prb. Mais, la plupart des femmes en Côte d’Ivoire n’ont pas accès à des services d’avortement sécurisé et légal. En plus, une étude récente, plus de six avortements sur dix en Côte d’Ivoire en 2018 étaient non sécurisés. L’avortement non sécurisé contribue fortement à la mortalité et à l’invalidité maternelle dans le monde et il est estimé responsable de plus d’un décès sur six liés à la grossesse en Afrique de l’Ouest.

Selon les acteurs de la santé, Presque toutes les complications et les décès dus à un avortement non médicalisé pourraient être évités si l'avortement médicalisé était accessible, abordable et disponible auprès des services de soins de santé des pays. Car, disent-ils, les moyens, la technologie et les compétences existent et peuvent être fournis à très bas coût si la volonté existe de leur fournir.

 

issou.kamagate@lekiosque-deleco.com

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