Dimitri Medvedev : "La Russie et l’Afrique représentent la moitié des ressources mondiales…"

Publié le par Kamagaté Issouf

Dimitri Medvedev : "La Russie et l’Afrique représentent la moitié des ressources mondiales…"

Le Premier ministre de la Fédération de Russie, Dimitri Medvedev a invité la Russie et  l’Afrique à  exploiter leurs ressources naturelles respectives « pour favoriser un meilleur avenir économique ». Il présidait la cérémonie officielle des Assemblées générales 2019 de la Banque africaine d’import-export  (Afreximbank), ce vendredi 21 juin, à la salle des congrès de Radisson Collection, à Moscou (Russie).

Représentant le Président de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine, Dimitri Medvedev a souligné : «Dans cette nouvelle ère de coopération russo-africaine, le gouvernement de la Fédération de Russie fera tout ce qui est en son pouvoir pour faire de notre partenariat un succès ».

Certes, la Russie a connu des moments de difficulté, pense le Premier ministre Medvedev. Mais elle a aujourd’hui une présence remarquable dans tous les secteurs. Dans le cadre de sa coopération avec russo-africain, elle est présente dans 10 projets.

Le président d’Afreximbank, Pr Benedict Oramah a salué l’indéfectible soutien de la Russie aux pays lors du colonialisme afin de faire face à l’invasion de l’impérialisme. « Dans la lutte pour l'indépendance, l'Afrique s'appuyait sur de nombreux amis. L’Union soviétique était un partisan convaincu, apportant à la fois un soutien matériel et politique, en particulier aux Nations Unies. Ainsi, alors que nous sommes rassemblés aujourd’hui en tant que fiers représentants d’États africains indépendants, nous ne devons pas oublier le rôle essentiel que joue la Fédération de Russie dans l’instauration de la liberté dont nous jouissons », a-t-il indiqué.

Mais, affirme le président d’Afreximbank, la lutte n’est pas terminée, d’autant plus que  l’Afrique est à la traîne dans toutes les mesures de progrès économique et de développement humain. « Soixante ans après l'indépendance, le continent dépend encore énormément des produits de base et représente 2,5% du commerce mondial, alors qu'il représente 16% de la population mondiale », a déploré Oramah. Soutenant que le capital humain, qui  se développe lentement,  devrait être l’une des principales batailles du continent. « Une révolution se répand sur le continent africain sans effusion de sang ni conflit. Au lieu d'être formés dans des camps militaires, les combattants de la liberté pour cette nouvelle bataille sont formés dans des écoles techniques et des universités; au lieu de se battre dans des tranchées, cette bataille se déroulera dans les ateliers et les centres d’incubation de technologies; Au lieu d'armes à feu, la bataille se déroulera avec des idées, du travail acharné et des investissements. Alors que le courage était nécessaire pour la lutte politique, le courage est une nécessité pour la lutte de libération économique ».

issouf.kamagate@lekiosque-deleco.com

Envoyé spécial à Moscou (Russie)

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