Réfugiés : La SFI refléchit à un mécanisme d'assistance efficace

Publié le par Kamagaté Issouf

Réfugiés : La SFI refléchit à un mécanisme d'assistance efficace

Une étude innovante de la Sfi analyse comment le secteur privé peut aider réfugiés et communautés d’accueil en Afrique et au Moyen-Orient.

Les réfugiés et les communautés qui les accueillent peuvent être davantage soutenues avec plus de financements formels et d’opportunités d’affaires. Selon une étude de la Société Financière Internationale (Sfi), filiale du groupe de la Banque mondiale, investisseurs et entreprises intensifient leurs activités sur ces nouveaux segments de marchés au Moyen-Orient et en Afrique.

L’étude, menée par la Sfi en partenariat avec Bridgespan, analyse plus de 170 initiatives privées visant les réfugiés et les communautés d’accueil en Afrique et au Moyen-Orient. e Elle souligne que 60 pour cent des entreprises interrogées entendent augmenter leurs engagements auprès de réfugiés dans les années à venir. Voilà qui est important, car selon le rapport, les entreprises sont les mieux placées pour créer les emplois et offrir les opportunités économiques dont les réfugiés et les communautés qui les accueillent ont grandement besoin.

"Une fois que les déplacements forcés se prolongent, il faut mettre en place des solutions de développement à plus long terme pour remplacer l’assistance humanitaire," a déclaré Sérgio Pimenta, le Vice-président de la Sfi pour le Moyen-Orient et l’Afrique. "Cette étude démontre comment le secteur privé peut jouer un rôle important en offrant aux réfugiés la possibilité de travailler, de créer des emplois, de produire et d’augmenter leur pouvoir d’achat. Elle identifie également plusieurs moyens d’accroitre l’impact de ces projets afin que les réfugiés contribuent davantage à l’économie de leurs communautés d’accueil, tout en devenant plus auto-suffisants eux-mêmes. "

L’étude – la première en son genre - souligne que les personnes déplacées de force finissent souvent par passer de longues années dans leurs pays d’accueil, elles ont besoin d’emplois, de services financiers et de renforcement de capacités. Les entreprises privées, des startups diffusant de nouvelles technologies aux fournisseurs de services financier, jouent un rôle important dans la création de ces opportunités. L’étude, intitulée Private Sector and Refugees: Pathways to Scale, indique que ces entreprises peuvent désormais faire beaucoup plus.

L’étude met l’accent sur plusieurs entreprises. Parmi elles, Irisguard, une start-up, permet aux réfugiés en Jordanie d’acheter de la nourriture grâce à un simple scan de l’œil; Sanivation, emploie des réfugiés et des membres de leur communauté d’accueil au Kenya ; ou encore Inyenyeri, aide à lutter contre la pollution dans un des principaux camps de réfugiés au Rwanda.

Selon l’étude, les entreprises peuvent accroître l’impact de leurs projets auprès des réfugiés et des communautés d’accueil grâce à des outils et produits financiers novateurs (le capital-risque, par exemple), des partenariats multi-sectoriels et un meilleur accès aux donnés sur le marché que constituent les réfugiés et les communautés d’accueil.

Selon le HCR, l’Agence des Nations-Unies pour les réfugiés, plus de 68 millions de personnes sont déplacées de force aujourd’hui. Parmi elles, 25 millions sont des réfugiés et 40 millions sont des déplacés internes. 85 pour cent des réfugiés dans le monde vivent dans des pays à faible ou moyen revenu, et la majorité d’entre eux sont concentrés dans dix pays d’Afrique et du Moyen-Orient. 

Pathways to Scale fait suit a une autre publication avant-gardiste de ma Sfi, qui a effectué une analyse de marché du camp de réfugiés de Kakuma, au nord-ouest du Kenya et y a identifié un marché de consommation en forte croissance, pesant déjà 56 millions de dollars.
 

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