Niger : Les services FMI concluent leur mission de revue de programme et de consultation 2019 au titre de l’article IV

Publié le par Kamagaté Issouf

Niger : Les services FMI concluent leur mission de revue de programme et de consultation 2019 au titre de l’article IV

Les services du FMI ont abouti à un accord de principe avec les autorités sur les politiques économiques et financières qui pourraient mener à l’achèvement de laquatrième revue du programme.

Les communiqués de presse publiés en fin de mission par les services du FMI incluent des déclarations qui expriment leurs observations préliminaires au terme d'une mission dans un pays. Les opinions exprimées dans ces conclusions sont celles des services du FMI et ne sont pas nécessairement celles du Conseil d'administration. Sur la base des observations préliminaires de cette mission, les services du FMI établiront un rapport qui, sous réserve de l'approbation de la direction, sera soumis à l'examen et à la décision du Conseil d'administration du FMI.

Les services du FMI ont abouti à un accord de principe avec les autorités sur les politiques économiques et financières qui pourraient mener à l’achèvement de laquatrième revue du programme.

La croissance économique se renforce. Un secteur privé plus vigoureux soutenu par des finances publiques saines et une bonne gouvernance constituent des facteurs clés pour atteindre des niveaux de vie plus élevés pour la population.

La mise en œuvre du programme gouvernemental de réformes appuyé par la FacilitéÉlargie du Crédit (FEC) du FMI a été satisfaisante malgré des défis.

Une mission du Fonds monétaire international (FMI), conduite par Christoph A. Klingen, a séjourné à Niamey du 15 au 28 mai 2019 afin de mener des discussions au titre de la quatrième revue du programme appuyé par la Facilité Elargie de Crédit (FEC) et desConsultations au titre de l’article IV. Le programme du Niger a été approuvé par le Conseild’Administration du FMI le 23 janvier 2017 (voir communiqué de presse no 17/18).

A l’issue de la mission, M. Klingen a fait la déclaration suivante :

“Les autorités nigériennes et l’équipe du FMI ont abouti à un accord de principe pour l’achèvement de la quatrième revue du programme appuyé par la FEC. L’examen de la proposition par le Conseil d’administration du FMI devrait avoir lieu avant fin juin 2019.

“La mise en œuvre du programme a été satisfaisante et le Gouvernement du Niger reste fermement engagé à la mise en œuvre des réformes de son Plan de DéveloppementÉconomique et Social, 2017-2021, appuyé par l’accord au titre de la FEC.

“La stabilité macroéconomique reste fermement établie et la croissance économique, estimée à 6,5 % en 2018, a dépassé les attentes malgré un environnement sécuritaire plus difficile. Elle devrait rester forte en 2019, et portée par la vigueur des secteurs de la construction et des services ainsi qu’une augmentation de la production de pétrole. La croissance s’élèverait à un peu plus de 7 % en moyenne sur les cinq prochaines années, soutenue par une série denouveaux projets, notamment la construction d’un oléoduc pour l’exportation de pétrole brut, et par une plus grande effectivité du secteur agricole appuyée par le plan pour la sécurité alimentaire du gouvernement, l’Initiative 3N. Le contenu local et les contributions budgétaires de ces projets constituent les principales retombées bénéfiques pour l’économiedu pays. L’inflation devrait rester fermement en-dessous du seuil de 3 % de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) en 2019.

“La situation budgétaire demeure dans l’ensemble satisfaisante et le déficit global a baissé de 5,7 % du PIB en 2017 à 4,1 % en 2018. Les autorités sont déterminées à atteindre en 2020 lecritère de convergence de l’UEMOA relatif au déficit budgétaire de 3 % du PIB. Cependant,l’apurement des arriérés de paiement intérieurs a accusé des retards, à cause de tensions temporaires sur les marchés financiers régionaux et de besoins de sécurité pressants. Les autorités se sont engagées à renouveler d’efforts au cours des prochaines semaines pour apurer ces arriérés et renforcer la gestion de la trésorerie pour éviter leur réémergence. En général, les réformes restent focalisées sur la mobilisation de recettes par le biais de l’élargissement de l’assiette fiscale et sur l’amélioration de la qualité de la dépense publique.
 

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